Villequier et son histoire avec Victor Hugo

Le 19/07/2023 0

Victorhugo

Léopoldine Hugo

L'histoire qui relie Victor Hugo et villequier est une histoire de longue date. 

En effet, Auguste Vacquerie domicilié à Villequier rencontra Mr Hugo lors de ses études à Paris. De cette rencontre, est né une amitié entre les familles Vacquerie et Hugo qui séjournèrent régulièrement à Villequier pour leurs vacances. 

Lors de ces rencontres, un lien fort c'est noué entre la fille ainée de Victor Hugo, Léopoldine et le fils Vacquerie, Auguste.

Léopoldine et Auguste se marièrent malgré les réticences du célébre écrivain. Quelques temps après ce mariage, un évènement tragique conduira Victor Hugo à se rendre régulièrement à Villequier.

Lors d'une balade en bateau sur la Seine entre Léopoldine, Auguste ainsi que son oncle et neveu, le vent s'est mis à souffler sur la Seine retournant la barque des Vacquerie et entrainant les passagers dans la Seine. 

Dans sa chute, Léopoldine n'arrivera pas à se défaire de tous ses vêtements qui l'attirreront au fond de la Seine. Auguste son mari tentera de la sauver en plongeant à maintes reprises pour essayer de la sauver en vain. Il finira par se laisser couler au côté de la compagne. 

Victor Hugo alors en Espagne, apprendra la nouvelle à son retour en France en lisant le journal. Il ne se remettra jamais de la perte de sa fille et de cette tragédie en découlera un poème célèbre : "Demain dès l'aube" 

Il se rendra régulièrement sur la tombe de sa fille au cimetière de Villequier.

La maison Vacquerie est maintenant un musée retraçant la vie de Victor Hugo et est accessible au visiteurs.

 

 

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo, extrait du recueil «Les Contemplations» (1856)

Victorhugo
  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Anti-spam